Coûts et dommages des catastrophes naturelles

À chaque année, bien que l'ampleur des dégâts puisse varier, des inondations, des glissements de terrain et des phénomènes d'érosion résultent de l'action de l'eau, des glaces et des vents. Occasionnellement, des tragédies plus graves surviennent, comme les pluies diluviennes au Saguenay en juillet 1996. Aucune région du Québec ne peut prétendre que l'un ou l'autre de ces problèmes, mineurs ou majeurs, n'affectera pas une partie de son territoire un jour.

Les dommages et préjudices causés par ces catastrophes naturelles représentent des coûts importants. Pour la société en général, l'addition de ces coûts, d'un sinistre à l'autre et au fil des années, peut accaparer une partie importante des deniers publics. Ainsi, de 1990 à 2002, en excluant les coûts reliés aux pluies diluviennes de 1996 (134,1 M$) et de la tempête du verglas en 1998 (359,8 M$), c'est 78,9 M$ qui ont été versés en indemnités aux sinistrés et aux municipalités, dont 31 M$ à la suite d'inondations et 5,3 M$ pour des mouvements de sol. Les travaux de stabilisation de berges et de cours d'eau effectués par le ministère de l'Environnement ont coûté un peu plus de 42 M$ dans le seul cas des pluies diluviennes. De plus, les coûts de santé reliés aux catastrophes naturelles, à la mise en place de mesures d'urgence et au versement de compensations aux sinistrés, peuvent représenter des sommes considérables.