Zone agricole et droit acquis

Construction d'une résidence
Dans l'aire retenue à des fins de contrôle, une personne physique dont la principale occupation est l'agriculture peut, sans l'autorisation de la Commission de protection du territoire agricole (CPTA), construire, sur un lot dont elle est propriétaire et où elle exerce sa principale occupation, une résidence pour elle-même, pour son enfant ou son employé.

Aliénation, lotissement et utilisation à une fin autre que l'agriculture

Une personne peut, sans l'autorisation de la CPTA, aliéner, lotir et utiliser à une fin autre que l'agriculture un lot situé dans une région agricole désignée, dans une aire retenue à des fins de contrôle ou dans une zone agricole dans la mesure où ce lot était utilisé ou faisait déjà l'objet d'un permis d'utilisation à une fin autre que l'agriculture lorsque les dispositions de la présente loi visant à exiger une autorisation de la commission ont été rendues applicables sur ce lot.

Ce droit n'existe qu'à l'égard de la superficie du lot qui était utilisée à une fin autre que l'agriculture ou pour laquelle un permis d'utilisation à une fin autre qu'agricole avait déjà été délivré lorsque les dispositions de la présente loi visant à exiger l'autorisation de la Commission ont été rendues applicables à ce lot.

Malgré cela, une personne ne peut plus, à compter du 21 juin 2001, ajouter une nouvelle utilisation principale à une fin autre que l'agriculture sur la superficie bénéficiant de ce droit ni modifier l'utilisation existante en une utilisation autre qu'agricole, sans l'autorisation de la Commission.

Le droit ainsi reconnu subsiste malgré l'interruption ou l'abandon d'une utilisation autre qu'agricole. Il est toutefois annulé par le fait de laisser sous couverture végétale la superficie sur laquelle il porte pendant plus d'un an à compter du moment où les dispositions de la présente loi visant à exiger l'autorisation de la Commission ont été rendues applicables sur cette superficie. Il est également annulé aux mêmes conditions sur la partie de cette superficie qui a fait l'objet d'un acte d'aliénation. Il en va de même pour la superficie qui a été réservée par le vendeur à l'occasion d'un lotissement ou d'une aliénation intervenue après le 20 juin 1985.

Extension de la superficie sur laquelle porte un droit acquis reconnu

Une personne peut, sans l'autorisation de la Commission, étendre la superficie sur laquelle porte un droit ainsi reconnu.

Cette superficie peut être portée à un demi-hectare (5 000 mètres carrés) si, au moment où les dispositions de la présente loi visant à exiger une autorisation de la commission y ont été rendues applicables, ce lot était utilisé ou faisait déjà l'objet d'un permis d'utilisation à des fins résidentielles. Elle peut être portée à un hectare (10 000 mètres carrés) s'il s'agissait d'une utilisation ou d'un permis d'utilisation à des fins commerciales, industrielles ou institutionnelles.

L'extension prévue par l'alinéa précédent peut être faite sur plus d'un lot lorsqu'une personne était propriétaire de plusieurs lots contigus à la date où les dispositions de la présente loi visant à exiger l'autorisation de la Commission ont été rendues applicables à ces lots.

Autorisation à des fins publiques

Un lot peut faire l'objet d'une aliénation, d'un lotissement et d'une utilisation à une fin autre qu'agricole, sans l'autorisation de la Commission, dans la mesure où il avait déjà été acquis, utilisé ou avait fait l'objet d'une autorisation d'acquisition ou d'utilisation par arrêté en conseil du gouvernement ou par règlement municipal à des fins d'utilité publique par le gouvernement, un de ses ministres, un organisme public ou une personne habilitée à exproprier au moment où les dispositions de la présente loi visant à exiger une autorisation de la Commission ont été rendues applicables sur ce lot.

Il en va de même d'un lot préalablement cédé ou loué en vertu des articles 19 et 26 de la Loi sur les terres et forêts et d'un lot préalablement acquis en vertu de la Loi sur les immeubles industriels municipaux.

Lot adjacent à un chemin public

Une personne peut, sans l'autorisation de la Commission, aliéner, lotir et utiliser à une fin autre qu'agricole un lot qui, après la date à laquelle les dispositions de la présente loi visant à exiger une autorisation de la commission lui ont été rendues applicables, est ou devient adjacent à un chemin public où les services d'aqueduc et d'égout sont déjà autorisés par un règlement municipal adopté avant cette date et approuvé conformément à la loi.

Dans le cas d'une utilisation à des fins d'habitation, ce droit ne s'étend pas toutefois aux parties du lot situées à plus de 60 mètres de l'emprise du chemin public non plus, dans le cas d'une utilisation commerciale, industrielle ou institutionnelle, à celles qui sont situées à plus de 120 mètres de cette emprise.