Priorités régionales

Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022

Le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, en collaboration avec les ministres responsables des régions, a effectué une tournée de consultation des régions au cours de l’hiver 2017. La visée de cette tournée était d’inviter les élus régionaux, qui forment les gouvernements de proximité, à déterminer les priorités propres à leur région. L’objectif étant que ces priorités constituent le cœur de la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022.

Voici le portrait de chacune des 17 régions du Québec et des priorités qui guideront l’action du gouvernement afin d’être en mesure de mieux répondre aux besoins et à la réalité des citoyens.

Les renseignements relatifs aux priorités de chaque région seront mis en ligne dans cette page au fur et à mesure que le ministre rencontrera les acteurs régionaux lors d’une nouvelle tournée visant à leur présenter la stratégie gouvernementale 2018-2022.

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Région 04 - Mauricie

Mot de la ministre Julie Boulet

La Mauricie est une vaste région que je ne me lasse pas de parcourir. Au fil des années, j’ai pris la pleine mesure de son capital humain, de son riche passé industriel et de ses abondantes ressources naturelles. À titre d’exemple, le territoire forestier constitue un moteur économique d’une grande importance pour tout le Québec. D’autres secteurs d’activité offrent aussi des retombées notables pour notre région, notamment l’agriculture et le tourisme.

Pour maintenir une économie florissante et perpétuer le développement de la région de la Mauricie, nous avons un plan avec des objectifs concrets, soit la stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires, sur un horizon prévu entre 2018 et 2022. Bien que nous fassions face à plusieurs défis, comme le vieillissement de la population, l’exode des jeunes ou la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, les intervenants du milieu se mobilisent afin de répondre à chacun de ces enjeux par des actions distinctes. La gouvernance démocratique locale pave la voie à l’épanouissement économique et social de la région de la Mauricie. Dans cette optique, notre gouvernement demeure à l’écoute pour faciliter l’émergence de projets structurants et porteurs pour chacune des régions du Québec.

Au terme d’un exercice mené auprès de la société civile en 2014, nous avons désormais un portrait réaliste de la région de la Maurice et une démarche cohérente pour mettre en place un environnement propice à son rayonnement. Forts de ce constat, nous répondons ainsi à quatorze priorités avec des actions à privilégier. Dans cette perspective, nous avons les outils en main pour constituer un formidable levier qui soutient la concertation et la réalisation de projets mobilisateurs.

Travaillons ensemble pour l’avenir de notre région!

Julie Boulet
Ministre du Tourisme
Ministre responsable de la région de la Mauricie

Mauricie – En plein redéveloppement – Le défi de la démographie – Un grand chantier : la démographie – Mauriciens demandés! – Des milliers de postes à pourvoir

Nichée au cœur géographique du Québec, la région est riche de contrastes. Il y a une Mauricie urbaine, manufacturière et industrielle, une Mauricie forestière, une Mauricie agricole.

Toutes vivent un moment charnière et partagent un double défi : la reconversion économique et le redressement démographique. La région affiche un taux de croissance économique faible et une trop légère hausse démographique. Les deux objectifs sont donc essentiels pour améliorer la prospérité des centres urbains, stopper l’atrophie des communautés rurales et préserver la vitalité du territoire.

Les villes-centres comme Trois-Rivières et Shawinigan, riches d’un passé dont l’économie était basée sur l’énergie et la transformation des ressources, travaillent à se reconvertir dans la mouvance de la révolution numérique qui balaie tout l’Occident. On courtise les PME, on travaille à une mise à niveau des infrastructures numériques et on mise énormément sur la qualité de vie pour retenir et attirer de jeunes familles.

La pénurie de main-d’œuvre peut refroidir les entreprises, autrement prêtes à s’y établir. Sont touchées toutes les catégories d’emploi, des plus spécialisées, comme celles des programmeurs et des analystes, jusqu’aux plus générales comme celles des camionneurs et des cuisiniers. À Trois-Rivières seulement, plus de 5 000 postes seront à pourvoir dans l’année qui vient. Tout un revirement de situation pour cette ville qui, il y a quelques années à peine, portait le titre peu enviable de capitale canadienne du chômage. Un défi que la région pourra surmonter, car elle possède une importante capacité d’accueil, ne serait-ce qu’en termes de disponibilité de locaux pour bureaux.

Les solutions à privilégier : des centres de formation et des programmes adaptés dans les universités et les collèges, nécessaires à la fois pour retenir et attirer les jeunes, et pour répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée des entreprises d’aujourd’hui et de demain. Et des initiatives de recrutement, principalement à l’étranger, la pénurie étant généralisée au Québec. Plusieurs missions sont déjà au programme pour l’année prochaine en France, au Maroc, en Tunisie et aux Philippines entre autres. 

Dans les communautés éloignées des villes-centres, le défi est plus grand encore. Se retrouver en deçà d’un certain volume de population fait en sorte qu’il devient difficile d’assurer la survie des réseaux scolaires et de santé, de maintenir les services culturels et sportifs, bref de garder le territoire vivant. Mais la volonté est là. À Lac-Édouard, la municipalité la plus étendue et la moins populeuse de toute la Mauricie, ce sont les parents qui, bénévolement, se sont faits enseignants pour garder ouverte leur école et ainsi préserver leur milieu de vie. La Tuque protège jalousement son colisée, son centre sportif et sa bibliothèque, déficitaires mais vitaux pour les 15 000 habitants de l’agglomération. Du point de vue économique, elle bataille ferme à peaufiner l’adéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail. Un projet d’école forestière, présentement à l’étude, suscite beaucoup d’enthousiasme tout comme une avenue de développement économique inédite basée sur la valorisation de la biomasse forestière, un projet majeur qui fait l’objet d’études sérieuses ici et en Europe. Le tout pourrait voir le jour vers 2022, ce qui entraînerait la création de quelques centaines de bons emplois, un afflux de sang neuf qui viendrait dynamiser tout cet immense territoire.

Coup d’œil sur les priorités régionales

Main-d’œuvre et développement économique

  • Accroître la population de la Mauricie (Priorité 1)
  • Intensifier la diversification de l’économie, notamment au sein des secteurs porteurs et d’avenir (Priorité 6)
  • Consolider et soutenir la croissance des entreprises existantes (Priorité 7)
  • Créer des conditions favorables à de nouveaux investissements (Priorité 8)
  • Mettre en valeur le territoire de la Mauricie tout en favorisant la production et la transformation des ressources naturelles et agricoles de façon durable (Priorité 9)
  • Assurer la relève et le transfert d’entreprise (Priorité 10)
  • Améliorer la qualification de la main-d’oeuvre (Priorité 11)
  • Développer la culture entrepreneuriale (Priorité 13)
  • Favoriser l’établissement de pratiques innovantes en matière de gestion des ressources humaines (Priorité 14)

Développement social, appartenance et milieux de vie

  • Assurer l’occupation du territoire par le développement de communautés dynamiques et en santé, notamment pour les jeunes, les personnes aînées et les milieux éloignés ou dévitalisés (Priorité 2)
  • Réduire les inégalités sociales (Priorité 3)
  • Développer la fierté et le sentiment d’appartenance à la Mauricie (Priorité 4)
  • Favoriser la persévérance et la réussite scolaires ainsi que le retour aux études (Priorité 12)

Protection de l’environnement

  • Protéger et améliorer la qualité de l’environnement, des écosystèmes naturels et des milieux de vie (Priorité 5)

 À consulter

Région 17 - Centre-du-Québec

Mot du ministre Laurent Lessard

La région du Centre-du-Québec se démarque avant tout par sa force manufacturière et sa diversité économique. Grâce à des PME fortes et dynamiques, le secteur de la fabrication y est, toute proportion gardée, prédominant comparativement au reste du Québec. Le secteur de l’agroalimentaire occupe également une place considérable dans l’économie de la région.

Concrètement, la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022 permettra au gouvernement d'axer ses interventions sur les priorités des citoyens, selon leur réalité, leurs besoins spécifiques. En plus d’accroître la notoriété de la région et d’assurer l’accès à des services de proximité, elle suscitera la pérennité de la communauté en favorisant l’entrepreneuriat.

À la suite d’une mobilisation et d’une concertation des intervenants du milieu, six priorités ont été ciblées. Elles consistent entre autres à développer des projets novateurs tout en misant sur la relève et l’attraction de nouveaux travailleurs.

Au cours des prochaines années, des actions efficaces, propres à contribuer à la croissance de la région, seront déployées, et ce, dans une perspective de développement durable.

Travaillons ensemble, pour une communauté rayonnante!

Laurent Lessard
Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
Ministre responsable de la région du Centre-du-Québec

Centre-du-Québec – Des Centricois et des télécommunications – Des Centricois, des terrains et de la fibre optique – Centricois demandés!

L’agriculture, le manufacturier, les services. Dans le Centre-du-Québec, l’économie roule. Et la population est en croissance depuis plus de dix ans. Pourtant, tout le monde s’entend : le grand défi des prochaines années, c’est d’attirer plus de gens dans la région.

Dans les milieux ruraux et agricoles, les travailleurs saisonniers, c’est bien, mais pas suffisant. Il faut des résidents permanents pour mettre de la vitalité dans les petites communautés. Pour occuper les emplois présentement disponibles dans les fermes, les usines de transformation, les bureaux. Mais aussi pour fréquenter les commerces, acheter des services, envoyer leurs enfants à l’école, faire vivre nos villages.

Pour les attirer et les retenir, deux pôles d’action principaux. D’abord faciliter l’accès au logement. Ce qui implique de trouver le point d’équilibre entre la protection de l’agriculture active – essentielle – et le besoin – urgent – d’augmenter notre parc résidentiel.

Ensuite, l’accès à internet haute vitesse, primordial pour quiconque travaille depuis son domicile, pour les écoliers et les étudiants, pour toute la vie au 21e siècle. Cette mise à niveau technologique est aujourd’hui aussi vitale que l’a été l’électrification au siècle dernier. L’expérience de petites municipalités de la MRC de Bécancour en fait foi. À Sainte-Françoise par exemple, la quasi-totalité des propriétés sur le marché ont trouvé preneurs depuis l’installation de la fibre optique il y a moins d’un an…

Les centres urbains et industriels, de leur côté, ont le vent dans les voiles. Au cours des cinq dernières années, la MRC de Drummond a bénéficié d’investissements de plus de deux milliards de dollars dans les secteurs manufacturier, commercial et résidentiel. Cet élan n’est freiné que par la pénurie de main-d’œuvre. Ainsi, plusieurs entreprises, désireuses de s’installer à Drummondville ou d’y prendre de l’expansion, hésitent de crainte d’être incapables de pourvoir les 3000 postes qui seraient ainsi créés au cours des 18 prochains mois. Un beau problème, mais un problème urgent…

Et comme la quasi-totalité du Québec est en situation de plein emploi, c’est souvent au-delà de ses frontières qu’il faut chercher la solution. Ces dernières années, quelques familles d’agriculteurs originaires de l’autre bout du monde ont ainsi planté leurs pénates dans Arthabaska. Et les missions menées par Drummondville ont permis de recruter une centaine de familles venues de France. Il faut continuer dans cette voie, se donner les moyens d’accélérer la cadence. En ce sens, les moyens plus grands consentis aux délégations du Québec à l’étranger sont une bonne nouvelle.

Reste à peaufiner l’accueil des nouveaux arrivants. La meilleure stratégie pour les retenir durablement : les prendre en charge dès leur arrivée pour les installer immédiatement au Centre-du-Québec. Il nous faudra aussi mettre sur pied un solide réseau de transport collectif pour faciliter leur intégration. Dans cette optique, le plan de mobilité durable promis pour le printemps suscite beaucoup d’enthousiasme et d’espoir.

Le Centre-du-Québec est la plus jeune région administrative. Pour prendre pleinement sa place, il devra renforcer son identité, forger un sentiment d’appartenance chez tous les Centricois, se donner une signature propre, histoire de se faire reconnaître partout au Québec. Tout cela est possible grâce à une collaboration étroite entre l’État et les gouvernements de proximité, bien placés pour connaître les besoins de tous.


Coup d’œil sur les priorités de la région

Diversification et développement économique

  • Faire de nos collectivités des communautés entrepreneuriales (Priorité 1)
  • Prendre le virage technologique et compléter les infrastructures de télécommunications (Priorité 3)
  • Valoriser le milieu agricole (Priorité 4)

Attractivité et rétention

  • Attirer des travailleurs pour assurer la croissance et l’avenir de la région (Priorité 2)
  • Assurer des services de proximité (Priorité 5)
  • Développer la notoriété de la région (Priorité 6)


À consulter