Priorités régionales

Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022

Le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, en collaboration avec les ministres responsables des régions, a effectué une tournée de consultation des régions au cours de l’hiver 2017. La visée de cette tournée était d’inviter les élus régionaux, qui forment les gouvernements de proximité, à déterminer les priorités propres à leur région. L’objectif étant que ces priorités constituent le cœur de la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022.

Voici le portrait de chacune des 17 régions du Québec et des priorités qui guideront l’action du gouvernement afin d’être en mesure de mieux répondre aux besoins et à la réalité des citoyens.

Les renseignements relatifs aux priorités de chaque région seront mis en ligne dans cette page au fur et à mesure que le ministre rencontrera les acteurs régionaux lors d’une nouvelle tournée visant à leur présenter la stratégie gouvernementale 2018-2022.

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Région 01 – Bas-Saint-Laurent

Mot du ministre Jean D’Amour

Bien que notre région soit d’abord reconnue comme un vaste territoire à vocation majoritairement agricole et forestière, le Bas-Saint-Laurent se définit de plus en plus comme un intervenant majeur non seulement dans le développement économique et maritime du Québec, mais également dans l’industrie culturelle et touristique de notre province. Situé aux abords du majestueux fleuve Saint-Laurent, le territoire bas-laurentien peut compter sur plus de 200 000 personnes pour en assurer sa vitalité et son rayonnement.

Vivre au Bas-Saint-Laurent, c’est combler ses aspirations professionnelles et personnelles en plus de s’offrir une qualité de vie inégalée. C’est rester branché et ouvert sur le monde et contribuer activement au dynamisme de notre territoire de façon fière et désireuse de faire les choses autrement!

Le Bas-Saint-Laurent mise depuis plusieurs années sur l’attractivité de la région et offre à sa population un mode de vie riche, diversifié et accessible. Notre région prône également l’équité entre les personnes, valorise l’entrepreneuriat innovant et regorge d’une main-d’œuvre qualifiée et variée.

En ce sens, la stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022 permettra au gouvernement d’axer ses actions sur les priorités bas-laurentiennes selon la réalité et les besoins propres des citoyens. Au cours des prochaines années, des interventions efficaces seront réalisées afin de contribuer au rayonnement de la communauté, et ce, dans une perspective de développement durable.

Travaillons ensemble pour l’avenir de la région du Bas-Saint-Laurent!

Jean D’Amour
Ministre délégué aux Affaires maritimes
Ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent

Bas-Saint-Laurent – Le fleuve, la terre, la forêt, oui. Mais aussi l’audace de changer.

Les Québécois, où qu’ils vivent, ont les paysages du Bas-Saint-Laurent tatoués au cœur.

Parce qu’avec la forêt, le fleuve est le personnage principal de l’identité profonde du territoire. Il charrie l’âme de toute la nation.

Pas étonnant que les Bas-Laurentiens soient si attachés à leur coin de pays et qu’ils se distinguent par une volonté farouche de surmonter les inévitables défis qui se pointent à l’horizon. Avec l’audace et la détermination de miser sur leurs forces réelles.

Le marché du bois d’œuvre est menacé? On s’active à développer des produits de deuxième et troisième transformation, et on s’attaque à l’exploitation des matières non ligneuses.

Des secteurs traditionnels d’activité disparaissent? On table sur l’éolien, richesse naturelle longtemps ignorée. Des institutions d’enseignement et des centres de recherche développent des créneaux d’avenir (par exemple, l’imagerie numérique au cégep de Matane, les biotechnologies et l’optique photonique à La Pocatière) qui, à leur tour, permettent l’éclosion de PME spécialisées.

Avec une population en croissance, un très bas taux de chômage et un parc industriel en plein essor, Rimouski, la capitale régionale, a bien des raisons de se réjouir – mais elle reste vigilante. Il faudra réagir à la pénurie de main-d’œuvre spécialisée et mettre encore plus d’énergie à renforcer son rôle de technopole maritime, autant dans les domaines du transport et des technologies que des sciences et des biotechnologies marines.

Et, dans toute la région, il y a la démographie qui, à l’échelle régionale, demeure préoccupante. Une des solutions envisagées est la mise en place d’un meilleur réseau de transport collectif et adapté, nécessaire, entre autres, pour garder les populations vieillissantes dans leurs communautés. Il faudra mieux retenir les jeunes, autant les Bas Laurentiens, trop peu nombreux à rentrer au bercail après leurs études à l’extérieur, que les étudiants venus d’ailleurs, qui repartent trop souvent une fois leur diplôme en poche.

Pour réussir, tout le monde se serre les coudes. Dans le Kamouraska, tous les intervenants se sont réunis pour créer et faire vivre le Parc régional du Haut-Pays, histoire de donner un coup de pouce aux municipalités éloignées du littoral, plus menacées par la dévitalisation. Des MRC, par exemple celles du Témiscouata et de Rivière-du-Loup, bénéficient des retombées de projets éoliens communautaires, fruits de partenariats avec l’entreprise privée. Ces retombées sont consacrées essentiellement à l’amélioration des infrastructures et des services de proximité ainsi qu’au développement économique de la région.

Surtout, il y a le Forum de concertation et le Collectif régional de développement, fondés par les huit MRC du Bas-Saint-Laurent. Le but : s’entendre sur un cadre commun de développement à l’intérieur duquel chaque municipalité pourra ensuite mettre sa couleur propre. Aussi, les agglomérations bas-laurentiennes participent au Réseau des villes innovantes de l’Est du Québec, créé pour soutenir des projets industriels et organisationnels porteurs.

Coup d’œil sur les priorités régionales

Attractivité et milieux de vie

  • Agir pour l’attractivité de la région (Priorité 1)
  • Agir pour un environnement sain et une vie de qualité (Priorité 3)

Diversification et développement économique et social

  • Agir pour l’équité entre les personnes et les collectivités en s’assurant de placer le développement social au cœur de la vitalité et de l’occupation des territoires (Priorité 2)
  • Agir pour un entrepreneuriat et une main-d’œuvre dynamiques et diversifiés (Priorité 4)
  • Agir pour la vitalité des communautés rurales (Priorité 5)
  • Agir pour faire du Bas-Saint-Laurent un leader innovant dans ses domaines identitaires tels que le bioalimentaire, le forestier, le maritime et l’eau, la tourbe, l’environnement et les énergies vertes et renouvelables (Priorité 6)

À consulter 

Région 02 - Saguenay–Lac-Saint-Jean

Mot du premier ministre et ministre responsable de la région

Depuis 2014, le Québec et le Saguenay–Lac-Saint-Jean vont mieux. On remarque que la création d’emplois et les investissements sont à la hausse alors que le chômage a considérablement diminué. Cependant, nous pouvons faire encore mieux en nous assurant que cette économie forte, qui définit le nouveau Québec du 21e siècle, sera présente dans toutes nos sous-régions et dans tous les secteurs.

Pour y parvenir, nous misons sur l’émergence d’un nouveau modèle de développement régional qui n’est pas dicté par le gouvernement, mais plutôt par le milieu. Nous voulons mettre toutes nos régions encore davantage en mode innovation, chacune selon ses réalités, ses créneaux, ses leaders et ses choix. J’ai confiance en votre créativité, en votre savoir-faire et en votre expertise. Vous êtes les mieux placés pour définir vos priorités.

Nous avons les mêmes objectifs pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean : la faire prospérer, inciter les jeunes à y rester ou à y revenir et améliorer la qualité de vie des citoyennes et des citoyens qui ont fait le choix de s’y établir. Continuons donc de travailler ensemble pour faire rayonner notre belle région et pour en dynamiser encore mieux chaque municipalité.


Philippe Couillard
Premier ministre du Québec
Responsable des dossiers jeunesse
Responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Mot du député

Le 18 juin 2015 s’est tenu à Alma un événement marquant qui a défini les priorités de la région : il s’agissait du point culminant d’une démarche de consultation à laquelle plus de 1 200 personnes ont participé. Au total, 95 mémoires ont été déposés. Le Sommet a été un succès marqué par un partenariat entre les acteurs régionaux et le gouvernement.

Afin d’élaborer des actions concrètes, 11 groupes de travail, composés de plus de 130 leaders régionaux, ont été formés à la suite du Sommet. Cet exercice a permis d’établir les actions prioritaires pour la région et d’inviter tous les acteurs régionaux à s’y engager.

Reconnaissant la pertinence de ce sommet, les acteurs régionaux ont déterminé que les priorités ciblées constitueraient l’essentiel des priorités régionales de la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022.

Depuis 2015, de nombreuses actions ont été réalisées et, avec la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires, ces efforts se poursuivront et seront portés par celle-ci. Désormais, l’action gouvernementale sera axée sur les priorités du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour répondre aux besoins et à la réalité des citoyens.

Travaillons ensemble pour l’avenir du Saguenay–Lac-Saint-Jean!


Serge Simard
Député de Dubuc Adjoint parlementaire du premier ministre pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean


Coup d’œil sur les priorités régionales

Agriculture et agroalimentaire (AA)

  • Diversifier les productions et la transformation pour établir de nouveaux marchés et créneaux (Priorité 1)
  • Soutenir l’innovation, la recherche et le développement (Priorité 2)
  • Soutenir les efforts de commercialisation des produits de la région (Priorité 3)

Premières Nations (PN)

  • S’assurer que Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, l’entité administrative et politique des Pekuakamiulnuatsh, soit un intervenant prioritaire dans tous les projets d’exploitation et de mise en valeur des ressources naturelles au Saguenay–Lac-Saint-Jean (Priorité 4)
  • Renforcer la culture de partenariat entre les Premières Nations et les acteurs socioéconomiques de la région (Priorité 5)

Aluminium (AL)

  • Assurer la pérennité et le développement des projets majeurs (Priorité 6)
  • Mettre en place les conditions favorables aux projets de 2e et 3e transformation de l’aluminium et à la croissance des équipementiers (Priorité 7)
  • Soutenir les activités de recherche et de développement (Priorité 8)

Mines et métaux (MM)

  • Accompagner les promoteurs miniers dans les étapes d’élaboration de leur projet (Priorité 9)
  • Positionner la région en tant que fournisseur de produits et services (Priorité 10)
  • Valoriser ou transformer les produits miniers dans la région (Priorité 11)
  • Considérer les enjeux des Pekuakamiulnuatsh (Priorité 12)
  • Acquérir des connaissances (Priorité 13)

Fourrure nordique (FN)

  • Relancer l’industrie de la fourrure nordique (Priorité 14)

Entrepreneuriat (E)

  • Promouvoir la culture entrepreneuriale (Priorité 15)
  • Favoriser la relève entrepreneuriale et le transfert d’entreprise (Priorité 16)
  • Diffuser des outils élaborés pour soutenir la diversification et la croissance des PME (Priorité 17)

Transports  (TR)

  • Assurer la pérennité des chemins multiusages (Priorité 18)
  • Maximiser le potentiel ferroviaire (Priorité 19)
  • Optimiser les installations portuaires (Priorité 20)

Forêt (F)

  • Maintenir et augmenter la possibilité forestière (Priorité 21)
  • Soutenir les initiatives de 2e et 3e transformation (Priorité 22)
  • Favoriser la disponibilité et la formation de la main-d’oeuvre (Priorité 23)
  • Optimiser les mesures de protection (Priorité 24)
  • Soutenir la recherche (Priorité 25)

Tourisme (TO)

  • Consolider, structurer et organiser l’offre touristique régionale (Priorité 26)
  • Réaliser la promotion concertée auprès de la clientèle extrarégionale (Priorité 27)
  • Maintenir et améliorer les infrastructures récréotouristiques (Priorité 28)

Numérique (N)

  • Favoriser l’appropriation du numérique et des nouvelles technologies par les entreprises (Priorité 29)
  • Stimuler l’essor de l’industrie du cinéma court et de la créativité numérique (Priorité 30)

Assurer le développement des communautés (DC)

  • Soutenir la lutte à la pauvreté, l’inclusion sociale et la participation citoyenne (Priorité 31)
  • Soutenir les initiatives de développement et de maintien d’environnements favorables à la qualité de vie des citoyens (Priorité 32)
  • Soutenir l’économie sociale et solidaire (Priorité 33)
  • Soutenir le développement culturel (Priorité 34)
  • Soutenir les efforts de prévention de l’abandon scolaire (Priorité 35)
  • Soutenir l’adaptation des mesures et services à la réalité culturelle des Premières Nations dans l’offre de service liée au développement social (Prioritév36)

À consulter 

Région 04 - Mauricie

Mot de la ministre Julie Boulet

La Mauricie est une vaste région que je ne me lasse pas de parcourir. Au fil des années, j’ai pris la pleine mesure de son capital humain, de son riche passé industriel et de ses abondantes ressources naturelles. À titre d’exemple, le territoire forestier constitue un moteur économique d’une grande importance pour tout le Québec. D’autres secteurs d’activité offrent aussi des retombées notables pour notre région, notamment l’agriculture et le tourisme.

Pour maintenir une économie florissante et perpétuer le développement de la région de la Mauricie, nous avons un plan avec des objectifs concrets, soit la stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires, sur un horizon prévu entre 2018 et 2022. Bien que nous fassions face à plusieurs défis, comme le vieillissement de la population, l’exode des jeunes ou la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, les intervenants du milieu se mobilisent afin de répondre à chacun de ces enjeux par des actions distinctes. La gouvernance démocratique locale pave la voie à l’épanouissement économique et social de la région de la Mauricie. Dans cette optique, notre gouvernement demeure à l’écoute pour faciliter l’émergence de projets structurants et porteurs pour chacune des régions du Québec.

Au terme d’un exercice mené auprès de la société civile en 2014, nous avons désormais un portrait réaliste de la région de la Maurice et une démarche cohérente pour mettre en place un environnement propice à son rayonnement. Forts de ce constat, nous répondons ainsi à quatorze priorités avec des actions à privilégier. Dans cette perspective, nous avons les outils en main pour constituer un formidable levier qui soutient la concertation et la réalisation de projets mobilisateurs.

Travaillons ensemble pour l’avenir de notre région!

Julie Boulet
Ministre du Tourisme
Ministre responsable de la région de la Mauricie

Mauricie – En plein redéveloppement – Le défi de la démographie – Un grand chantier : la démographie – Mauriciens demandés! – Des milliers de postes à pourvoir

Nichée au cœur géographique du Québec, la région est riche de contrastes. Il y a une Mauricie urbaine, manufacturière et industrielle, une Mauricie forestière, une Mauricie agricole.

Toutes vivent un moment charnière et partagent un double défi : la reconversion économique et le redressement démographique. La région affiche un taux de croissance économique faible et une trop légère hausse démographique. Les deux objectifs sont donc essentiels pour améliorer la prospérité des centres urbains, stopper l’atrophie des communautés rurales et préserver la vitalité du territoire.

Les villes-centres comme Trois-Rivières et Shawinigan, riches d’un passé dont l’économie était basée sur l’énergie et la transformation des ressources, travaillent à se reconvertir dans la mouvance de la révolution numérique qui balaie tout l’Occident. On courtise les PME, on travaille à une mise à niveau des infrastructures numériques et on mise énormément sur la qualité de vie pour retenir et attirer de jeunes familles.

La pénurie de main-d’œuvre peut refroidir les entreprises, autrement prêtes à s’y établir. Sont touchées toutes les catégories d’emploi, des plus spécialisées, comme celles des programmeurs et des analystes, jusqu’aux plus générales comme celles des camionneurs et des cuisiniers. À Trois-Rivières seulement, plus de 5 000 postes seront à pourvoir dans l’année qui vient. Tout un revirement de situation pour cette ville qui, il y a quelques années à peine, portait le titre peu enviable de capitale canadienne du chômage. Un défi que la région pourra surmonter, car elle possède une importante capacité d’accueil, ne serait-ce qu’en termes de disponibilité de locaux pour bureaux.

Les solutions à privilégier : des centres de formation et des programmes adaptés dans les universités et les collèges, nécessaires à la fois pour retenir et attirer les jeunes, et pour répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée des entreprises d’aujourd’hui et de demain. Et des initiatives de recrutement, principalement à l’étranger, la pénurie étant généralisée au Québec. Plusieurs missions sont déjà au programme pour l’année prochaine en France, au Maroc, en Tunisie et aux Philippines entre autres. 

Dans les communautés éloignées des villes-centres, le défi est plus grand encore. Se retrouver en deçà d’un certain volume de population fait en sorte qu’il devient difficile d’assurer la survie des réseaux scolaires et de santé, de maintenir les services culturels et sportifs, bref de garder le territoire vivant. Mais la volonté est là. À Lac-Édouard, la municipalité la plus étendue et la moins populeuse de toute la Mauricie, ce sont les parents qui, bénévolement, se sont faits enseignants pour garder ouverte leur école et ainsi préserver leur milieu de vie. La Tuque protège jalousement son colisée, son centre sportif et sa bibliothèque, déficitaires mais vitaux pour les 15 000 habitants de l’agglomération. Du point de vue économique, elle bataille ferme à peaufiner l’adéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail. Un projet d’école forestière, présentement à l’étude, suscite beaucoup d’enthousiasme tout comme une avenue de développement économique inédite basée sur la valorisation de la biomasse forestière, un projet majeur qui fait l’objet d’études sérieuses ici et en Europe. Le tout pourrait voir le jour vers 2022, ce qui entraînerait la création de quelques centaines de bons emplois, un afflux de sang neuf qui viendrait dynamiser tout cet immense territoire.

Coup d’œil sur les priorités régionales

Main-d’œuvre et développement économique

  • Accroître la population de la Mauricie (Priorité 1)
  • Intensifier la diversification de l’économie, notamment au sein des secteurs porteurs et d’avenir (Priorité 6)
  • Consolider et soutenir la croissance des entreprises existantes (Priorité 7)
  • Créer des conditions favorables à de nouveaux investissements (Priorité 8)
  • Mettre en valeur le territoire de la Mauricie tout en favorisant la production et la transformation des ressources naturelles et agricoles de façon durable (Priorité 9)
  • Assurer la relève et le transfert d’entreprise (Priorité 10)
  • Améliorer la qualification de la main-d’oeuvre (Priorité 11)
  • Développer la culture entrepreneuriale (Priorité 13)
  • Favoriser l’établissement de pratiques innovantes en matière de gestion des ressources humaines (Priorité 14)

Développement social, appartenance et milieux de vie

  • Assurer l’occupation du territoire par le développement de communautés dynamiques et en santé, notamment pour les jeunes, les personnes aînées et les milieux éloignés ou dévitalisés (Priorité 2)
  • Réduire les inégalités sociales (Priorité 3)
  • Développer la fierté et le sentiment d’appartenance à la Mauricie (Priorité 4)
  • Favoriser la persévérance et la réussite scolaires ainsi que le retour aux études (Priorité 12)

Protection de l’environnement

  • Protéger et améliorer la qualité de l’environnement, des écosystèmes naturels et des milieux de vie (Priorité 5)

 À consulter

Région 05 - Estrie

Mot du ministre Luc Fortin

L’Estrie est reconnue comme l’une des régions phares de la villégiature et du tourisme au Québec. Les paysages, les lacs, les montagnes, les routes sinueuses et pittoresques, les circuits touristiques, les tables gourmandes, les établissements hôteliers de renom, les parcs régionaux et nationaux de même que les activités organisées à la grandeur du territoire ne sont que quelques exemples des richesses de la région.

À la suite d’une mobilisation et d’une concertation des acteurs régionaux, 16 priorités ont été ciblées dans le cadre de la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022. Elles contribuent entre autres à soutenir le développement des entreprises, à répondre à leurs besoins de main-d’œuvre qualifiée, à miser sur l’attraction de nouveaux entrepreneurs et sur des créneaux d’excellence tout en maintenant une culture entrepreneuriale forte. L’importance d’encourager des initiatives régionales en matière de développement culturel, touristique, sportif et de loisir a également été mise de l’avant. Aussi, faciliter l’accessibilité pour les citoyens aux services de proximité a été priorisé.

En ce sens, la Stratégie permettra au gouvernement du Québec d'axer ses interventions sur les priorités des citoyens, selon leur réalité et leurs besoins spécifiques. Ainsi, au cours des prochaines années, des moyens innovateurs seront déployés pour faciliter l’atteinte des objectifs communs, dans une perspective de développement durable.

Travaillons ensemble pour l’avenir de la région de l’Estrie!

Luc Fortin
Ministre de la Famille
Ministre responsable de la région de l’Estrie
Député de Sherbrooke


Estrie - L’emploi attire, le milieu retient

La proximité avec le géant américain, un système routier bien développé, des instituts d’enseignement nombreux, des ressources de plein air renommées, une qualité de vie inégalée. L’Estrie a beaucoup d’atouts.

Et fait face à deux grands défis. Les MRC plus rurales, caractérisées par de petites communautés semées sur un territoire immense, doivent contrer la dévitalisation qui les guette. Alors que les régions plus urbaines, touchées par la contraction du secteur manufacturier conventionnel, travaillent à leur reconversion économique.

Mais tout le monde, dans les petits villages comme à Sherbrooke, partage une même priorité, celle de combler la pénurie de main-d’œuvre. Services Québec estimait à 28 000 le nombre de postes à combler en Estrie entre 2015 et 2019…

La région voit deux avenues prometteuses : augmenter l’indice de productivité des entreprises, par la robotisation et l’automatisation, surtout. Et augmenter sa population par l’immigration, tant interrégionale qu’internationale.

Pour y arriver, l’Estrie dispose d’un avantage déterminant : tout un réseau d’institutions d’enseignement de haut niveau, tant en français qu’en anglais, de centres de recherche et de formation (Le Centre des technologies avancées BRP – Université de Sherbrooke, le Centre de design et d’innovation Laurent Beaudoin, Magog Technopole), véritables berceaux de PME prometteuses et d’innovations technologiques. Ces dernières, appliquées dans le secteur manufacturier traditionnel, permettront de réduire les besoins de main-d’œuvre ainsi que d’améliorer la productivité et la rentabilité des entreprises, leur donnant la possibilité d’offrir des conditions de travail plus attrayantes. De son côté, le secteur bioalimentaire, qui concentre 4 300 entreprises et 12 % des emplois, est stimulé par le Centre d’initiatives en agriculture de la région de Coaticook (CIARC), véritable incubateur de petites organisations agricoles et maraîchères, susceptibles d’injecter de la vitalité dans les communautés rurales.

Pour dynamiser les collectivités, il faudra courtiser un plus grand nombre des étudiants attirés par les collèges et les universités, mais trop peu nombreux à choisir de s’établir définitivement dans la région. Il faudra également joindre de nouveaux arrivants et les inviter à venir découvrir notre qualité de vie.

Dans cette entreprise de séduction, l’offre d’emploi à elle seule ne suffit pas. Qu’on arrive de la région voisine ou du bout du monde, c’est pour le boulot qu’on vient mais c’est pour le milieu qu’on reste.

Les pistes cyclables, les pentes de ski, les nombreux plans d’eau, et les sentiers de randonnée sont des atouts indéniables mais il faut aussi une vie citoyenne et culturelle invitante, une infrastructure numérique digne du 21e siècle, des services de proximité adéquats. Et résoudre la question du transport, cruciale sur un si grand territoire.

Les petites communautés, aux prises avec un défi plus grand, font preuve d’imagination. À Dixville, la Coopérative de solidarité vient d’ouvrir le premier dépanneur intelligent du Québec, capable de desservir le village 24 heures par jour et 7 jours par semaine…

À Coaticook, on expérimente présentement Acti-Bus, un service de transport collectif à but non lucratif qui assure la liaison avec Compton et Sherbrooke. Si les résultats sont probants, le service pourrait être étendu plus largement.

L’Estrie a tout ce qu’il faut pour gagner son pari!

Coup d’œil sur les priorités régionales

Attractivité, milieux de vie et milieux naturels

  • Maintenir et développer des initiatives régionales et concertées en matière de développement culturel, touristique, sportif et de loisir, et faciliter l’offre d’activités (Priorité 5)
  • Attirer et intégrer de nouveaux citoyens dans la région de l’Estrie (Priorité 6)
  • Augmenter l’accessibilité aux milieux naturels pour la pratique d’activités récréatives par les citoyens et les visiteurs (Priorité 7)
  • Améliorer la disponibilité de services de télécommunication partout en Estrie et favoriser leur utilisation pour l’information et la formation des citoyens (Priorité 14)
  • Favoriser la disponibilité de services liés à la famille, en milieu rural, soit les services de garde subventionnés, les services éducatifs et les soins de santé (Priorité 15)
  • Conserver et protéger les milieux naturels (Priorité 16)

Développement communautaire et social

  • Augmenter la diplomation et la qualification des jeunes Estriens et lutter contre le décrochage scolaire (Priorité 8)
  • Développer une culture d’information des citoyens sur des sujets d’intérêt pour leur communauté afin de favoriser leur implication (Priorité 10)
  • Réduire la pauvreté et l’exclusion sociale (Priorité 13)

Main-d’œuvre et développement économique

  • Soutenir des stratégies pour répondre aux besoins de main-d’œuvre qualifiée des entreprises (Priorité 1)
  • Soutenir les entreprises estriennes dans leurs efforts pour maintenir et améliorer leur valeur ajoutée et leur prospérité (Priorité 2)
  • Mettre en place les conditions gagnantes pour favoriser l’attraction d’entreprises (Priorité 3)
  • Soutenir la mise en valeur et la transformation des ressources à partir des forces endogènes propres à l’Estrie (Priorité 4)
  • Augmenter le niveau de connaissance dans les entreprises et les organisations contribuant au développement de l’Estrie (Priorité 9)
  • Favoriser l’expression d’une culture entrepreneuriale forte (Priorité 11)
  • Sensibiliser et appuyer les dirigeants de petites et de moyennes entreprises dans la gestion prévisionnelle de la main-d’œuvre (Priorité 12)

À consulter

Région 07 – Outaouais

Mot de la ministre Stéphanie Vallée

Concrètement, la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022 permettra au gouvernement d'axer ses actions sur les priorités des citoyens, selon leur réalité, leurs besoins spécifiques. En ce sens, elle répondra au défi de l’exode et aussi à celui du vieillissement de la population, qui est plus significatif dans la région de l’Outaouais que dans le reste de la province.

À la suite d’une mobilisation et d’une concertation des intervenants du milieu, onze priorités ont été ciblées. Elles consistent entre autres à développer des projets visant à accroître la population en facilitant l’accès à des services de proximité et à favoriser le sentiment de fierté et d’appartenance des citoyens. Des projets qui misent également sur la diversification économique, en soutenant l’essor des entreprises ainsi que la culture et la relève entrepreneuriales, grâce à des méthodes innovantes.

Au cours des prochaines années, des moyens efficaces seront déployés pour soutenir la communauté dans ses objectifs afin de maximiser son potentiel. Et ce, dans une perspective de développement durable.

Travaillons ensemble, pour l’avenir de notre région!

Stéphanie Vallée
Ministre de la Justice
Ministre responsable de la région de l’Outaouais


Outaouais – Un joyau à ciseler
Une immensité de forêts et de rivières, une population en croissance, un développement économique et une qualité de vie enviables… L’Outaouais est un joyau.

Un joyau à deux facettes : l’urbaine (Gatineau et la MRC des Collines-de-l’Outaouais) et la rurale constituée des MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, de Papineau et de Pontiac.

L’agglomération de Gatineau voit sa population augmenter depuis plus de cinq décennies. Pour profiter de bons emplois et d’une qualité de vie exceptionnelle, on y vient de partout au Québec comme du bout du monde – Gatineau compte plus d’immigrants que la capitale nationale, pourtant presque deux fois plus populeuse.

Résultat : une vitalité économique qui dépasse celle de l’ensemble du Québec.

Cet Outaouais urbain est fortement marqué par la proximité de la capitale canadienne. Avec 40 % des emplois, l’administration publique fédérale joue un rôle central dans l’économie de Gatineau, lui assurant une stabilité enviable. Mais ce voisinage apporte son lot de défis. Les réseaux d’éducation et de santé, qui peinent déjà à soutenir le rythme de la croissance démographique, sont pénalisés par la concurrence ontarienne. Gatineau a du mal à retenir ses médecins et ses infirmières et voit plus de 6000 jeunes – l’équivalent d’un gros cégep – traverser la rivière chaque jour pour aller étudier en Ontario….  Parmi les solutions à privilégier : doter l’Université du Québec en Outaouais d’une variété de programmes à la hauteur des besoins de la population.

Histoire de diminuer sa dépendance à l’appareil administratif de l’État, la grande région de Gatineau veut diversifier son économie et chouchouter la jeune génération d’entrepreneurs qui commence à émerger, entre autres dans le secteur des hautes technologies.

Le tourisme est aussi une avenue à fort potentiel, comme l’illustre le succès du Musée canadien de l’histoire, l’institution muséale la plus populaire au Canada. Il reste à peaufiner l’image de marque et le réseau d’hébergement pour convaincre ces visiteurs d’un jour de pénétrer un peu plus profondément dans le territoire, afin de profiter du paradis de plein air qu’est l’Outaouais rural.

Car riche de ressources et de magnifiques paysages, ce dernier a bien besoin d’un nouveau souffle. En effet, les défis y sont nombreux. Sa population décroissante et parsemée sur un très grand territoire, son économie plus faible rendent plus ardue une revitalisation nécessaire. À cet égard, les intervenants veulent s’attaquer prioritairement au soutien à l’éducation (pour contrer le décrochage scolaire, trop présent), à la création d’un réseau de transport collectif – trois MRC planchent déjà sur un projet commun – et à une mise à niveau urgente des infrastructures numériques et technologiques, essentielle à tout effort de développement économique.  

Cette revitalisation est cruciale pour l’Outaouais dans son ensemble; la bonne santé de l’économie rurale, tant agricole que forestière, étant déterminante pour celle des grandes agglomérations.

Au cours des prochaines années, la concertation sera le nerf de la guerre, comme le prouvent des initiatives telles que la Table plein air Outaouais. Des intervenants de toutes les MRC et de Gatineau arrivent à mettre de côté leurs intérêts spécifiques pour déterminer ensemble les priorités de développement les plus rentables pour l’ensemble de la région.

L’Outaouais est jeune, accueillante, dynamique. Il lui reste encore à cultiver son identité, à renforcer un sentiment d’attachement et d’appartenance chez ses habitants, à prendre pleinement sa place.

Coup d’œil sur les priorités régionales

Identité et positionnement de la région

  • Favoriser un développement arrimé des milieux ruraux et urbains et consolider l’identité régionale (Priorité 1)
  • Renforcer la position concurrentielle de l’Outaouais à l’égard de sa situation frontalière (Priorité 2)
  • Favoriser le développement touristique de la région (Priorité 8)

Attractivité, vitalité et protection des milieux de vie

  • Assurer le transport des personnes et la mobilité durable sur l’ensemble du territoire de la région (Priorité 3)
  • Protéger l’environnement naturel, améliorer la gestion des matières résiduelles et favoriser l’adaptation aux changements climatiques (Priorité 4)
  • Développer l’offre culturelle et assurer son accessibilité (Priorité 5)

Développement et diversification économique

  • Favoriser la création d’entreprises et la culture entrepreneuriale tant en milieu rural qu’en milieu urbain (Priorité 6)
  • Soutenir la diversification économique et l’innovation (Priorité 7)
  • Promouvoir et mettre en valeur le secteur agroalimentaire (Priorité 9)
  • Soutenir le développement du secteur de l’industrie forestière (Priorité 10)
  • Encourager la persévérance scolaire et la formation d'une main-d’œuvre qualifiée (Priorité 11)

À consulter  

Région 16 – Montérégie

Mot de la ministre Lucie Charlebois

La Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022 offre une vision d’avenir stimulante. Les citoyens de la région de la Montérégie bénéficieront d’une meilleure prise en compte de leurs réalités grâce à des projets de développement conçus selon les priorités qui ont été déterminées à la suite d’une mobilisation et d’une concertation des intervenants du milieu.

Pour notre région, ces priorités consistent, entre autres, à faire de la Montérégie le chef de file du Québec en agriculture, à développer une identité rassembleuse pour la culture de la région en mettant en valeur notre patrimoine et à créer de la richesse en soutenant l’économie et en misant sur la relève et l’innovation entrepreneuriales. Ces priorités sont au diapason des besoins et des aspirations des Montérégiennes et des Montérégiens.

C’est une grande fierté de prendre part à cette vaste démarche qui, partout au Québec, place les régions au cœur des décisions à venir. Les régions comme la nôtre auront donc les leviers nécessaires pour mettre en œuvre leurs priorités et financer les projets qu’elles souhaitent réaliser. Des projets mobilisateurs et porteurs pour la communauté, qui rendront notre milieu de vie encore plus attrayant.

Travaillons ensemble pour la vitalité de la Montérégie!

Lucie Charlebois
Ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie
Ministre responsable de la région de la Montérégie

Montérégie – Un boum à entretenir

Ça carbure ici. La Montérégie est en croissance démographique depuis plus de 30 ans et compte aujourd’hui 5 des municipalités les plus populeuses du Québec. La proximité des États-Unis, de l’Ontario, le voisinage de Montréal, ses 4 zones industrialo-portuaires et son agriculture donnent à la région un élan marqué; il s’y est créé 51 000 nouveaux emplois en 2017 seulement. Pas étonnant que les Montérégiens —ils sont près d’un million et demi— jouissent d’un revenu moyen enviable.

Depuis l’ouverture de l’autoroute 30, la rive sud du fleuve et toute la partie sud-ouest de la Montérégie connaissent un véritable boum de développement. Entreprises, commerces et résidences, tout y pousse, comme dans la grande région de Longueuil. Il reste encore, un peu partout dans la région, des zones blanches susceptibles d’accueillir du développement. La Montérégie veut se donner les moyens de réaliser ce potentiel.

Certains défis se dressent sur son chemin. La pénurie de main-d’œuvre d’abord. On estimait que la région, déjà en situation de plein emploi — le taux de chômage avoisine les 4 % — devrait pourvoir plus de 135 000 postes entre 2015 et 2019, les trois quarts d’entre eux pour remplacer les retraités et, faute de relève entrepreneuriale, la disparition de 10 000 entreprises — soit d’une centaine de milliers d’emplois— d’ici 10 ans.

Il y a donc du pain sur la planche. Il faudra attirer de nouveaux travailleurs qui auront aussi envie d’implanter leurs racines chez nous, ce qui implique de leur d’offrir des solutions de conciliation travail-famille, des services de proximité et la vie culturelle auxquels ils s’attendent. 

Il faudra aussi augmenter le taux de diplomation universitaire, actuellement inférieur à la moyenne québécoise, et améliorer l’adéquation entre la formation de la main-d’œuvre et les besoins des entreprises. La présence d’un campus sur le territoire devient ici un atout majeur.

Il y a aussi la question, névralgique, du transport des personnes. Un exemple : présentement, faute d’un réseau de transport collectif dans l’axe est-ouest, il est plus facile pour un Montérégien d’aller travailler à Montréal que dans un parc industriel de la rive sud. Le développement d’un réseau de transport cohérent, qui exige une réelle concertation entre les municipalités, permettrait de consolider le développement de toute la région.

Grandes cultures —maïs et soya surtout—, production maraîchère ou artisane, l’agriculture compte pour une part importante de l’activité économique. Le quart de toutes les terres cultivées au Québec sont en Montérégie. Et le secteur est choyé : la relève agricole, dans les entreprises familiales du moins, est au rendez-vous. 

L’activité agricole exige cependant de plus en plus de soins et de précautions. La région possède des centaines de milliers d’hectares de terres noires exceptionnellement fertiles — un trésor hérité de la mer de Champlain. Cette richesse, non renouvelable, doit être protégée. C’est pourquoi la région, proactive, s’est dotée d’un pôle d’excellence en lutte intégrée où chercheurs et producteurs agricoles travaillent activement à trouver des solutions de rechange à l’épandage de pesticides.

En travaillant de concert, en renforçant leur identité commune sans négliger leur personnalité propre, chacune des entités de la Montérégie est déterminée à profiter des grands atouts de la région.

Coup d’œil sur les priorités de la région

Identité, mobilité et qualité de vie

  • Développer une identité rassembleuse par la culture (priorité 2)
  • Offrir à toutes les personnes les conditions d’obtention d’une meilleure qualité de vie (priorité 5)
  • Contribuer à l’amélioration du transport comme axe névralgique et structurant de l’ensemble des secteurs d’activité en Montérégie (priorité 8)

Protection des ressources naturelles

  • Protéger et mettre en valeur les ressources naturelles (priorité 6)

Développement de la main-d’œuvre, innovation et diversification économique

  • Faire de la Montérégie le chef de file du Québec en agriculture (priorité 1)
  • Créer la richesse par l’économie et l’innovation (priorité 3)
  • Miser sur une main d’œuvre compétente et sur la relève entrepreneuriale (priorité 4)
  • Promouvoir et développer le tourisme (priorité 7)

À consulter

Région 17 - Centre-du-Québec

Mot du ministre Laurent Lessard

La région du Centre-du-Québec se démarque avant tout par sa force manufacturière et sa diversité économique. Grâce à des PME fortes et dynamiques, le secteur de la fabrication y est, toute proportion gardée, prédominant comparativement au reste du Québec. Le secteur de l’agroalimentaire occupe également une place considérable dans l’économie de la région.

Concrètement, la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires 2018-2022 permettra au gouvernement d'axer ses interventions sur les priorités des citoyens, selon leur réalité, leurs besoins spécifiques. En plus d’accroître la notoriété de la région et d’assurer l’accès à des services de proximité, elle suscitera la pérennité de la communauté en favorisant l’entrepreneuriat.

À la suite d’une mobilisation et d’une concertation des intervenants du milieu, six priorités ont été ciblées. Elles consistent entre autres à développer des projets novateurs tout en misant sur la relève et l’attraction de nouveaux travailleurs.

Au cours des prochaines années, des actions efficaces, propres à contribuer à la croissance de la région, seront déployées, et ce, dans une perspective de développement durable.

Travaillons ensemble, pour une communauté rayonnante!

Laurent Lessard
Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
Ministre responsable de la région du Centre-du-Québec

Centre-du-Québec – Des Centricois et des télécommunications – Des Centricois, des terrains et de la fibre optique – Centricois demandés!

L’agriculture, le manufacturier, les services. Dans le Centre-du-Québec, l’économie roule. Et la population est en croissance depuis plus de dix ans. Pourtant, tout le monde s’entend : le grand défi des prochaines années, c’est d’attirer plus de gens dans la région.

Dans les milieux ruraux et agricoles, les travailleurs saisonniers, c’est bien, mais pas suffisant. Il faut des résidents permanents pour mettre de la vitalité dans les petites communautés. Pour occuper les emplois présentement disponibles dans les fermes, les usines de transformation, les bureaux. Mais aussi pour fréquenter les commerces, acheter des services, envoyer leurs enfants à l’école, faire vivre nos villages.

Pour les attirer et les retenir, deux pôles d’action principaux. D’abord faciliter l’accès au logement. Ce qui implique de trouver le point d’équilibre entre la protection de l’agriculture active – essentielle – et le besoin – urgent – d’augmenter notre parc résidentiel.

Ensuite, l’accès à internet haute vitesse, primordial pour quiconque travaille depuis son domicile, pour les écoliers et les étudiants, pour toute la vie au 21e siècle. Cette mise à niveau technologique est aujourd’hui aussi vitale que l’a été l’électrification au siècle dernier. L’expérience de petites municipalités de la MRC de Bécancour en fait foi. À Sainte-Françoise par exemple, la quasi-totalité des propriétés sur le marché ont trouvé preneurs depuis l’installation de la fibre optique il y a moins d’un an…

Les centres urbains et industriels, de leur côté, ont le vent dans les voiles. Au cours des cinq dernières années, la MRC de Drummond a bénéficié d’investissements de plus de deux milliards de dollars dans les secteurs manufacturier, commercial et résidentiel. Cet élan n’est freiné que par la pénurie de main-d’œuvre. Ainsi, plusieurs entreprises, désireuses de s’installer à Drummondville ou d’y prendre de l’expansion, hésitent de crainte d’être incapables de pourvoir les 3000 postes qui seraient ainsi créés au cours des 18 prochains mois. Un beau problème, mais un problème urgent…

Et comme la quasi-totalité du Québec est en situation de plein emploi, c’est souvent au-delà de ses frontières qu’il faut chercher la solution. Ces dernières années, quelques familles d’agriculteurs originaires de l’autre bout du monde ont ainsi planté leurs pénates dans Arthabaska. Et les missions menées par Drummondville ont permis de recruter une centaine de familles venues de France. Il faut continuer dans cette voie, se donner les moyens d’accélérer la cadence. En ce sens, les moyens plus grands consentis aux délégations du Québec à l’étranger sont une bonne nouvelle.

Reste à peaufiner l’accueil des nouveaux arrivants. La meilleure stratégie pour les retenir durablement : les prendre en charge dès leur arrivée pour les installer immédiatement au Centre-du-Québec. Il nous faudra aussi mettre sur pied un solide réseau de transport collectif pour faciliter leur intégration. Dans cette optique, le plan de mobilité durable promis pour le printemps suscite beaucoup d’enthousiasme et d’espoir.

Le Centre-du-Québec est la plus jeune région administrative. Pour prendre pleinement sa place, il devra renforcer son identité, forger un sentiment d’appartenance chez tous les Centricois, se donner une signature propre, histoire de se faire reconnaître partout au Québec. Tout cela est possible grâce à une collaboration étroite entre l’État et les gouvernements de proximité, bien placés pour connaître les besoins de tous.


Coup d’œil sur les priorités de la région

Diversification et développement économique

  • Faire de nos collectivités des communautés entrepreneuriales (Priorité 1)
  • Prendre le virage technologique et compléter les infrastructures de télécommunications (Priorité 3)
  • Valoriser le milieu agricole (Priorité 4)

Attractivité et rétention

  • Attirer des travailleurs pour assurer la croissance et l’avenir de la région (Priorité 2)
  • Assurer des services de proximité (Priorité 5)
  • Développer la notoriété de la région (Priorité 6)


À consulter